RESEAUX
CHEMIN DE FER
L’utopie du rail au nord du Congo.
Le 15 avril 2022
Par Jean Clotaire HYMBOUD
Par Jean Clotaire HYMBOUD
Un rêve récurrent de chemin de fer entre Brazzaville et Ouesso, au nord du Congo, taraude depuis des lustres les autorités congolaises. Un projet qui revient en avant des préoccupations gouvernementales. En avril 2022, le ministre d’Etat, ministre des industries minières et de la géologie, Pierre Oba, avait exprimé, face au Sénat, l’optimisme du gouvernement quant à la réalisation du chemin de fer Sangha-Kouilou dans la perspective de l’exploitation des gisements de fer dans la partie septentrionale du pays.

La gare de Brazzaville
Le Congo ambitionne la construction de 1000 km entre Brazzaville et Ouesso
Le Congo ambitionne la construction de 1000 km entre Brazzaville et Ouesso
Devant les sénateurs, Pierre Oba avait indiqué que cette voie ferrée entre Brazzaville et Ouesso «est un engagement que nous avons pris avec nos nouveaux partenaires et c’est une question que nous avons rendue incontournable dès le début de négociations. C’est un chemin de fer à deux voies et c’est une condition, une exigence du gouvernement». En 2006, sous l’impulsion de l’ancien ministre des transports et de l’aviation civile, Emile Ouosso, l’exécutif avait conçu la construction de cette ligne entre la capitale et le nord du pays, sur près de 1000 km, en partenariat avec des hommes d’affaires sud-coréens et malaisiens.
De cette infrastructure d’importance devrait suivre un second tronçon de 550 km entre Djambala, dans le département des Plateaux, au centre du pays, et Pointe-Noire, la ville portuaire et capitale économique du pays. Des projets qui n’aboutiront pas. Selon le ministre Pierre Oba, le contexte mondial de l’époque, au plan financier et économique, n’avait pas permis de réalisé ce chantier.
Dénommé «le transcongolais», ce chemin de fer devait être piloté par Congo Malaysia Korea Consortium (CMKC), un conglomérat porté par les industriels de Corée du sud (66 %), de Malaisie et (24 %) et des investisseurs émiratis (10 %). Pour rentabiliserces lignes ferroviaires, CMKC devait transporter, en moyenne, 38 millions de tonnes de marchandises par an. De ce projet qui devait être exploité sur trente ans, le gouvernement avait prévu, avec l’aide de ses partenaires, des industries dites « structurantes » dans les domaines tels que l’agriculture, la sylviculture, les mines et l’énergie pour rentabiliser son exploitation.
Le consortium était appelé à investir directement ou indirectement 12 milliards USD. De ce montant, 3 milliards USD d’investissement avaient été prévuspour la création de 400 000 hectares de plantations d’hévéas et de 600 000 hectares de palmeraies en vue de produire de l’huile de palme et du savon à un niveau industriel. CMKC devait aussi se lancera dans la recherche minière, pétrolière et gazière pour un investissement de 4 milliards USD. Déjà, à l’annonce de ca projet, qui n’avait plus été exécuté, les partenaires financiers du Congo-Brazzaville que sont la Banque mondiale (BM) et le Fonds monétaire international (FMI) avaient exprimé leur «perplexité» sur ce projet pharaonique, à la lecture, à l’époque, de l’état des finances du pays.
Crédit photo : Fabé Rémy HYMBOUD
Notification : Non
De cette infrastructure d’importance devrait suivre un second tronçon de 550 km entre Djambala, dans le département des Plateaux, au centre du pays, et Pointe-Noire, la ville portuaire et capitale économique du pays. Des projets qui n’aboutiront pas. Selon le ministre Pierre Oba, le contexte mondial de l’époque, au plan financier et économique, n’avait pas permis de réalisé ce chantier.
Dénommé «le transcongolais», ce chemin de fer devait être piloté par Congo Malaysia Korea Consortium (CMKC), un conglomérat porté par les industriels de Corée du sud (66 %), de Malaisie et (24 %) et des investisseurs émiratis (10 %). Pour rentabiliserces lignes ferroviaires, CMKC devait transporter, en moyenne, 38 millions de tonnes de marchandises par an. De ce projet qui devait être exploité sur trente ans, le gouvernement avait prévu, avec l’aide de ses partenaires, des industries dites « structurantes » dans les domaines tels que l’agriculture, la sylviculture, les mines et l’énergie pour rentabiliser son exploitation.
Le consortium était appelé à investir directement ou indirectement 12 milliards USD. De ce montant, 3 milliards USD d’investissement avaient été prévuspour la création de 400 000 hectares de plantations d’hévéas et de 600 000 hectares de palmeraies en vue de produire de l’huile de palme et du savon à un niveau industriel. CMKC devait aussi se lancera dans la recherche minière, pétrolière et gazière pour un investissement de 4 milliards USD. Déjà, à l’annonce de ca projet, qui n’avait plus été exécuté, les partenaires financiers du Congo-Brazzaville que sont la Banque mondiale (BM) et le Fonds monétaire international (FMI) avaient exprimé leur «perplexité» sur ce projet pharaonique, à la lecture, à l’époque, de l’état des finances du pays.
Crédit photo : Fabé Rémy HYMBOUD
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