FINANCES
GOUVERNANCE
Le gouvernement du Congo-Brazzaville s’offre une auto-évaluation.
Le 18 mai 2023
Par Jean Clotaire HYMBOUD
L’exercice s’est effectué à Brazzaville, du 15 au 17 mai 2023, lors du sixième séminaire gouvernemental consacré à l’auto-évaluation de son action et qui a permisà l’exécutif de se faire un point sur la situation économique et financière nationale au premier trimestre 2023, ainsi que de l’exécution du budget. Cette rencontre a été une occasion, pour le gouvernement du premier ministre Anatole Collinet Makosso, de visualiser les actions menées et ses insuffisances.
Par Jean Clotaire HYMBOUD
L’exercice s’est effectué à Brazzaville, du 15 au 17 mai 2023, lors du sixième séminaire gouvernemental consacré à l’auto-évaluation de son action et qui a permisà l’exécutif de se faire un point sur la situation économique et financière nationale au premier trimestre 2023, ainsi que de l’exécution du budget. Cette rencontre a été une occasion, pour le gouvernement du premier ministre Anatole Collinet Makosso, de visualiser les actions menées et ses insuffisances.

Les membres du gouvernement Makosso
L’exécutif devra renforcer les équilibres macroéconomiques
L’exécutif devra renforcer les équilibres macroéconomiques
En sus d’une satisfaction globale de l’exécution du programme gouvernemental présenté par le premier ministre Anatole Collinet Makosso, le 21 juin 2021, devant l’assemblée nationale, les membres du gouvernement ont convenu des mesures à prendre pour respecter les prescriptions prises de commun accord avec le Fonds monétaire international(FMI). A ce titre, l’exécutif devra poursuivre les reformes inhérentes au renforcement des équilibres macroéconomiques, dans le cadre de l’exécution du programme économique et financier soutenu par la facilité élargie de crédit de cette institution financière.
La maitrise par le Congo-Brazzaville de la pandémie à coronavirus (Covid 19) a aussi été une des annonces de cette rencontre. En octobre 2022, lors de sa deuxième session ordinaire, la Commission nationale de transparence et de responsabilité dans la gestion des finances publiques (CNTR) avait mené une enquête diagnostiquesur le fonds Covid-19. Il s’agissait, pour cette instance, d’auditer les niveaux de transparence et de responsabilité atteints dans la gestion de cette dotation. A cette occasion, Joseph Mana Fouafoua, le président de la CNTR, avait affirmé qu’«il est à noter que l’urgence des mesures mises en place pour lutter contre la Covid-19 a relégué au second plan l’exigence de transparence et de responsabilité dans la gestion des ressources mobilisées dans cette lutte. On constate que des structures et mécanismes de gestion peu orthodoxes ont été créés pour gérer les moyens matériels et financiers mobilisés. La non-conformité à la règlementation en vigueur a conduit à des pratiques également peu orthodoxes concernant la gestion des moyens».
Pour lutter contre ces pratiques qui minent l’administration congolaise, le gouvernement s’est félicité de se doter des textes règlementaires qui devront désormais régir son action dans sa lutte contre ces travers, malgré l’existence de lois antérieures très répressives. Une récente circulaire du premier ministre Anatole Collinet Makosso pour combattre, ce qui est pudiquement dénommés antivaleurs au Congo-Brazzaville, suscite déjà un désintéressement de l’opinion publique, qui en a vu d’autres du même registre.
La maitrise par le Congo-Brazzaville de la pandémie à coronavirus (Covid 19) a aussi été une des annonces de cette rencontre. En octobre 2022, lors de sa deuxième session ordinaire, la Commission nationale de transparence et de responsabilité dans la gestion des finances publiques (CNTR) avait mené une enquête diagnostiquesur le fonds Covid-19. Il s’agissait, pour cette instance, d’auditer les niveaux de transparence et de responsabilité atteints dans la gestion de cette dotation. A cette occasion, Joseph Mana Fouafoua, le président de la CNTR, avait affirmé qu’«il est à noter que l’urgence des mesures mises en place pour lutter contre la Covid-19 a relégué au second plan l’exigence de transparence et de responsabilité dans la gestion des ressources mobilisées dans cette lutte. On constate que des structures et mécanismes de gestion peu orthodoxes ont été créés pour gérer les moyens matériels et financiers mobilisés. La non-conformité à la règlementation en vigueur a conduit à des pratiques également peu orthodoxes concernant la gestion des moyens».
Pour lutter contre ces pratiques qui minent l’administration congolaise, le gouvernement s’est félicité de se doter des textes règlementaires qui devront désormais régir son action dans sa lutte contre ces travers, malgré l’existence de lois antérieures très répressives. Une récente circulaire du premier ministre Anatole Collinet Makosso pour combattre, ce qui est pudiquement dénommés antivaleurs au Congo-Brazzaville, suscite déjà un désintéressement de l’opinion publique, qui en a vu d’autres du même registre.
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