HYDRAULIQUE
La congolaise des eaux à la peine.
Le 22 mars 2023
Par Jean Clotaire HYMBOUD
Célébrée chaque 22 mars, la Journée internationale de l’eau a été commémorée cette année sous le thème « Accélérer le changement », avec pour objectif d’atteindre le développement durable en matière d’accession aux services de l’eau à tous. Un idéal encore lointain au Congo-Brazzaville où la pénurie de cette ressource est le lot quotidien des populations.

Un point de prise d’eau à Brazzaville
La pénurie de cette ressource est le lot quotidien des populations
La pénurie de cette ressource est le lot quotidien des populations
À l’occasion de cette célébration, une délégation de La congolaise des eaux (LCDE), avec à sa tête son directeur des exploitations, Bienvenu Ibara, a effectué une visite de terrain dans les installations de la société. Cette inspection a aussi permis de sensibiliser la population à l’importance de l’eau et sa préservation et surtout d’éduquer les consommateurs sur le respect des infrastructures et équipements de distribution.
Pour Emile Ouosso, ministre de l’énergie et de l’hydraulique, «L’eau est une ressource vitale qui nécessite d’être protégée pour assurer notre santé, notre développement socio-économique et environnemental. Le Congo a été doté de cette ressource en quantité suffisante».Seulement, «cette ressource en quantité suffisante», une réalité en cette terre d’eau qu’est le Congo-Brazzaville, arrive difficilement dans les robinets. En cause, principalement, une structure financière déficitaire de LCDE qui ne lui permet pas d’assurer ses charges d’exploitation, la vétusté du réseau de distribution qui date de près de 70 ans dans certaines agglomérations et aussi les érosions dans la capitale Brazzaville.
C’est ainsi que le 8 janvier 2023, le directeur général adjoint de cette entreprise publique, Antoine Olea, a plaidé l’intervention des pouvoirs publicspourtraiter les érosions qui constituent une menace pour ses installations avec des pour répercussions négatives sur la fourniture d’eau potable aux abonnés. En avril 2022, un comité technique sur la fourniture d’eau s’était tenu, à Brazzaville, pour trouver des approches de solutions dans la fourniture en eau aux populations. Il était ressorti de ce conclave quepour résoudre l’épineuse question de la fourniture en eau potable, le gouvernement congolais devra débloquer une bagatelle de 957,7 milliards de FCFA.
En 2012, un manque de financement avait enrayé la promesse du gouvernement de fournir de l’eau à tous les habitants de la capitale Brazzaville et de la ville océane, Pointe-Noire, à la fin de 2014. Une ambition qui devait s’étendre à l’apport, trois ans plus tard, de cette denrée à 90 % des populations des zones rurales.Dix ans après sa mise en œuvre, les deux villes qui comptent chacune près de 1,5 millions d’habitants continuent de subir des pénuries d’eau.
C’est ainsi que le 8 janvier 2023, le directeur général adjoint de cette entreprise publique, Antoine Olea, a plaidé l’intervention des pouvoirs publicspourtraiter les érosions qui constituent une menace pour ses installations avec des pour répercussions négatives sur la fourniture d’eau potable aux abonnés. En avril 2022, un comité technique sur la fourniture d’eau s’était tenu, à Brazzaville, pour trouver des approches de solutions dans la fourniture en eau aux populations. Il était ressorti de ce conclave quepour résoudre l’épineuse question de la fourniture en eau potable, le gouvernement congolais devra débloquer une bagatelle de 957,7 milliards de FCFA.
En 2012, un manque de financement avait enrayé la promesse du gouvernement de fournir de l’eau à tous les habitants de la capitale Brazzaville et de la ville océane, Pointe-Noire, à la fin de 2014. Une ambition qui devait s’étendre à l’apport, trois ans plus tard, de cette denrée à 90 % des populations des zones rurales.Dix ans après sa mise en œuvre, les deux villes qui comptent chacune près de 1,5 millions d’habitants continuent de subir des pénuries d’eau.
Crédit photo : TerrAfrica
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