ENTREPRISES
ENERGIE
ENI finance la création d’un centre d’excellence pour les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique au Congo-Brazzaville.
Par Jean Clotaire HYMBOUD

Le centre pour les énergies renouvelable à Oyo
Cette structure renforce le partenariat entre le Congo-Brazzaville et ENI
Entrepris depuis 2018, l’achèvement de ce Centre d’excellence d’Oyo (CEO) renforce le partenariat entre le gouvernement congolais et l’entreprise italienne. Pour Claudio Descalzi, président directeur général d’Ente nazionale idrocarbury (ENI),la major italienne a toujours nourrit l’ambition de construire une structure de référence en Afrique pour la recherche en énergies renouvelables afind’améliorer les conditions de vie des populations.
Le CEO qui bénéficiera de l’opérationnalisation de l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel (ONUDI), va orienter ses activités de recherche et de formation sur le développement des ressources énergétiques renouvelables, l’efficacité énergétique dans l’industrie et le bâtiment, l’eau, l’énergie, la sécurité alimentaire, l’entrepreneuriat et le développement du secteur privé des technologies propres.
La mise en opération de ce centre bénéficiera de l’appui de l’Union européenne (UE), à travers un accord de financement avec l’ONUDI, visant la réalisation des activités de formation auprès des artisans et groupes vivant dans les situations vulnérables pour l’accès à la compétence dans les métiers des énergies renouvelables électriques, ainsi que dans la fabrication et la diffusion de foyers améliorés. Cet appui relève d’une récente convention de financement pour un don de 5 millions d’euros, signée entre le gouvernement congolais et l’institution européenne,pour soutenir la promotion des énergies renouvelables et l’électrification rurale.
En complément de ce don de 5 millions d’euros, l’UE va également financer un programme régional de 6 millions d’euros dans le secteur de l’énergie. Ce programme régional devra soutenir, à travers une convention de financement avec la CEEAC, le Centre pour les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique d’Afrique centrale (CEREEAC) à Luanda. A ce titre, un travail en synergie de ces deux centres (CEO et CEREEAC) est préconisé au niveau régional afin de multiplier l’impact global des actions auprès des bénéficiaires.
Selon un communiqué de ENI Congo, ce centre est doté de technologies et d’installations de pointe, dont six laboratoires, une salle de conférence, plusieurs salles de réunion et un laboratoire en plein air, il accueillera des chercheurs de la République du Congo, d’autres pays africains et du monde entier. Ses études seront axées sur les énergies renouvelables, les biomasses et les solutions de valorisation énergétique des déchets, contribuant au nexus énergie-eau-alimentation qui est fondamental pour le développement économique, environnemental et social.
Le Centre d’excellence d’Oyo pour les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique a été inauguré par le président Denis Sassou Nguesso a inauguré, le 23 avril 2023, en présence de son homologue bissau-guinéen, Umaro Sissoco Embaló.
Crédit photo : Les Dépêches de Brazzaville
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MICROFINANCE
La Caisse féminine d’épargne et de crédit mutuel compte diversifier ses produits et services.
Le 30 novembre 2023
Par Fabé Rémy HYMBOUD (Stagiaire)
Etablissement de microfinance de première catégorie, la Caisse féminine d’épargne et de crédit mutuel (CFCM) compte étendre son réseau d’agences afin de mailler le territoire national. Pour faire émerger cette structure financière, Mathilde Loumeto, directrice générale de ladite caisse ambitionne d’offrir aux adhérents de nouveaux produits et services propices aux besoins de tout un chacun.

L’établissement de microfinance compte étendre son réseau d’agences
La Caisse féminine d’épargne et de crédit mutuel (CFCM) envisage de mettre en une stratégie proactive de proximité avec ses adhérents par l’adaptation de nouveaux produits et services propices aux besoins de tout un chacun. Cette politique sera appliquée par Mathilde Loumeto, directrice générale de cet établissement de microfinance de première catégorie, qui entend aussi ouvrir la caisse à toutes les catégories d’épargnants, bien au-delà de la sphère de l’Eglise protestante qui lui est accolée.
Ancienne chargée de crédit aux Mutuelles congolaises d’épargne et de crédit (MUCODEC), Mathilde Loumeto a l’ambition d’étendre le réseau d’agences de la CFCM afin de mailler le territoire national. De même qu’elle compte faire émerger cette structure financière à la mettre à la disposition de tout adhérent qui le désire. Installée au centre d’accueil de l’Eglise évangélique du Congo (EEC), au marché Total de Bacongo, le deuxième arrondissement de Brazzaville, la Caisse féminine d’épargne et de crédit mutuel s’est fixée, dès ses fondements, la mission de lutter contre la pauvreté et de permettre l’autonomisation socioéconomique de ses sociétaires à travers la collecte de l’épargne et l’octroi des crédits.
A l’origine de cette initiative étaient une trentaine d’anciennes élèves de l’école protestante de Ngouédi, dans le département de la Bouenza, qui avaient organisées une ristourne pour financer leurs activités diverses. A la suite d’une réflexion menée dans le cadre de l’œuvre féminine, cette organisation de ces femmes de l’EEC les a amenées à créer une association à caractère économique et mutualiste qui va finalement mobiliser 100 femmes chrétiennes dont 99 de l’EEC pour une de l’Eglise catholique. Ce socle sera le moteur de la création de la structure actuelle (CFCM), en juin 1991. Pour cela une série de formations effectuée par le Centre national de gestion (CENAGES) et le Forum des jeunes entreprises du Congo (FJEC) grâce à des financements du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) et de l’USAID, une agence américaine d’aide au développement.
L’octroi des crédits auprès de ses membres débute en mars 1993, avec un échantillon de soixante-trois membres (des femmes), dans le cadre du projet « système d’appui aux activités productives des femmes », d’un montant de 5 400 000 FCFA. Aujourd’hui la caisse ayant non seulement comme activité principale la collecte de l’épargne et l’octroi des crédits, elle est aussi dans la domiciliation des salaires du personnel de l’EEC et des pensions des retraités de la CRF (sans distinctions de nature).
Depuis décembre 2020, le colonel des Forces armées congolaises à la retraite, Dieudonné Valentin Boubag est le président du conseil d’administration de la CFCM, à la suite du décès de Jean Robert Massamba-Débat. La Caisse féminine d’épargne et de crédit mutuel est sa deuxième expérience en termes de management des structures financières, après avoir servi une année au sein de Sikar-Finance, qui est le premier super agent de Money-Gram au Congo-Brazzaville.
A sa prise de fonction, Dieudonné Valentin Boubag a lancé un processus d’analyse de l’existant à travers un audit organisationnel, comptable et financier qui a pris près de deux ans. Pour cette année 2023, la CFCM vient d’engager un processus de réorganisation de ses instances dirigeantes et sa transformation numérique avec la mise en œuvre d’un système d’information performant. Le prochain challenge de la caisse est celle d’être en conformité avec les règles établies par la COBAC.
Crédit photo : Fabé Rémy HYMBOUD(Stagiaire)
Notification : Non
