MINES SOLIDES
MINERAI DE FER
Le 16 juin 2023
Par Jean Clotaire HYMBOUD
Le 16 juin 2023
Par Jean Clotaire HYMBOUD
Des attentes énormes pour le fer au Congo-Brazzaville.
Pays pétrolier qui a longtemps délaissé les autres secteurs économiques, le Congo-Brazzaville se remémore son immense potentiel ferreux qui pourrait générer des emplois par milliers et une croissance économique à deux chiffres en pleine exploitation. Seulement, les investissements à consentir pour l’évacuation de ce minerai sont considérables et obèrent le développement de cette activité.

Des carottes de fer de Zanaga
Le Congo-Brazzaville a des énormes attentes sur ses minerais de fer
Le Congo-Brazzaville a des énormes attentes sur ses minerais de fer
Prévues pour démarrer en 2013, l’exploitation des deux mines de fer de Mayoko, dans le département du Niari, au sud-ouest du Congo-Brazzaville, que devaient opérer la société Congo mining, une filiale de l’australienne Equatorial ressources et DMC mining, une filiale de la sud-africaine Exxaro n’avait été qu’une promesse vaine. Des problèmes de financements, avec des difficultés réelles d’attirer les capitaux, les questions d’évacuation des minéraux plus que les obstacles administratifs liés aux études d’impact sur le cadre de vie des population locales sont à l’origine de cette déconvenue.
Dénommé projet de fer de Mayoko-Moussondji, dont les deux majors miniers devaient exploiter les permis de Moussondji-ouest et Moussondji-est, ce site a des réserves estimées à 767 millions de tonnes de fer d’une pureté évaluée à 64 % du minerai. Ce qui constitue une qualité recherchée sur le marché mondial. Autres zones minières d’importance, le gisement à ciel ouvert de Zanaga, dans le sud-ouest du pays, a une potentialité qui avait d’abord été estimée à 30 millions de tonnes pour une exploitation qui devait durer au moins une trentaine d’années. Des récentes études démontrent que, avec un volume d’extraction constante, l’exploitation de cette mine pourra durer 75 ans. Le projet Nabemba-Mbalam, situé à Souanké dans le département de la Sangha, au nord-ouest du Congo-Brazzaville, est une autre mine de fer à ciel ouvert, dont les réserves sont estimées à 437 millions de tonnes pour une durée d’exploitation d’un quart de siècle.
Congo iron SA, filiale de la société australienne Sundance Ressources Ltd, qui a préempté ce projet Nabemba-Mbalam, prévoit d’y extraire près de 35 millions de tonnes par an. Ce minerai devrait être transporté à un port au Cameroun voisin par un chemin de fer long de 510 km, en perspective. Une démarche inappropriée pour les autorités congolaises. Elles préconisent construire une voie ferrée de 800 km entre Ouesso et Brazzaville, dans le cadre d’un partenariat public-privé avec des entreprises minières.
Les voies d’évacuation du fer congolais restent encore une équation à résoudre. Si, sur le plan financier et techniquement, le fer extrait de la mine Nabemba-Mbalam devra être évacué par voie ferrée au Cameroun, les minerais du sud-ouest demeurent un véritable casse-tête. C’est ainsi que l’exploitation du projet Mayoko-Moussondji nécessitera une réhabilitation complète de l’ancien tracé de la Compagnie minière de l’Ogoué, sur 285 km, pour être connecté au Chemin de fer Congo océan (CFCO). Deux modes de transport sont envisagés pour la mine de fer de Zanaga. La première étant l’exploitation d’une voie carrossable entre le site et la gare ferroviaire de Loudima sur le CFCO, pour le port de Pointe-Noire. La construction d’un pipeline entre Zanaga et ce port étant la deuxième option. Seulement, la construction de ce pipeline, plus facile et plus rapide à réaliser qu’un chemin de fer, est estimée par les experts à près de 3000 milliards de FCFA.
Les attentes des retombées de l’exploitation du fer congolais sont énormes pour les pouvoirs publics. Concernant les infrastructures, outre la réhabilitation du CFCO, le gouvernement compte construire, avec un consortium d’entreprises chinoises, un port minéralier à Pointe-Noire sur 9 km2 qui comporterait, entre autres, des aires de stockage, 31 postes à quai, une centrale électrique et une fonderie. Sur le plan de l’emploi, ces différentes mises en chantier générées par ces gisements permettront, selon les estimations, à la création d’environ 7000 emplois directs. Un nombre qui sera multiplié par quatre en tenant compte des emplois induits. Autres incidences positives, les politiques de responsabilités sociales des entreprises (RSE) qui vont contraindre les sociétés exploitantes à investir dans des réalisations socio sanitaires tels que les écoles, les dispensaires et les systèmes d’adduction d’eau potable au bénéfice des populations voisines de leurs installations.
Crédit photo : Khelly Manou de Mahoungou / Collectif Elili
Notification : Non
Dénommé projet de fer de Mayoko-Moussondji, dont les deux majors miniers devaient exploiter les permis de Moussondji-ouest et Moussondji-est, ce site a des réserves estimées à 767 millions de tonnes de fer d’une pureté évaluée à 64 % du minerai. Ce qui constitue une qualité recherchée sur le marché mondial. Autres zones minières d’importance, le gisement à ciel ouvert de Zanaga, dans le sud-ouest du pays, a une potentialité qui avait d’abord été estimée à 30 millions de tonnes pour une exploitation qui devait durer au moins une trentaine d’années. Des récentes études démontrent que, avec un volume d’extraction constante, l’exploitation de cette mine pourra durer 75 ans. Le projet Nabemba-Mbalam, situé à Souanké dans le département de la Sangha, au nord-ouest du Congo-Brazzaville, est une autre mine de fer à ciel ouvert, dont les réserves sont estimées à 437 millions de tonnes pour une durée d’exploitation d’un quart de siècle.
Congo iron SA, filiale de la société australienne Sundance Ressources Ltd, qui a préempté ce projet Nabemba-Mbalam, prévoit d’y extraire près de 35 millions de tonnes par an. Ce minerai devrait être transporté à un port au Cameroun voisin par un chemin de fer long de 510 km, en perspective. Une démarche inappropriée pour les autorités congolaises. Elles préconisent construire une voie ferrée de 800 km entre Ouesso et Brazzaville, dans le cadre d’un partenariat public-privé avec des entreprises minières.
Les voies d’évacuation du fer congolais restent encore une équation à résoudre. Si, sur le plan financier et techniquement, le fer extrait de la mine Nabemba-Mbalam devra être évacué par voie ferrée au Cameroun, les minerais du sud-ouest demeurent un véritable casse-tête. C’est ainsi que l’exploitation du projet Mayoko-Moussondji nécessitera une réhabilitation complète de l’ancien tracé de la Compagnie minière de l’Ogoué, sur 285 km, pour être connecté au Chemin de fer Congo océan (CFCO). Deux modes de transport sont envisagés pour la mine de fer de Zanaga. La première étant l’exploitation d’une voie carrossable entre le site et la gare ferroviaire de Loudima sur le CFCO, pour le port de Pointe-Noire. La construction d’un pipeline entre Zanaga et ce port étant la deuxième option. Seulement, la construction de ce pipeline, plus facile et plus rapide à réaliser qu’un chemin de fer, est estimée par les experts à près de 3000 milliards de FCFA.
Les attentes des retombées de l’exploitation du fer congolais sont énormes pour les pouvoirs publics. Concernant les infrastructures, outre la réhabilitation du CFCO, le gouvernement compte construire, avec un consortium d’entreprises chinoises, un port minéralier à Pointe-Noire sur 9 km2 qui comporterait, entre autres, des aires de stockage, 31 postes à quai, une centrale électrique et une fonderie. Sur le plan de l’emploi, ces différentes mises en chantier générées par ces gisements permettront, selon les estimations, à la création d’environ 7000 emplois directs. Un nombre qui sera multiplié par quatre en tenant compte des emplois induits. Autres incidences positives, les politiques de responsabilités sociales des entreprises (RSE) qui vont contraindre les sociétés exploitantes à investir dans des réalisations socio sanitaires tels que les écoles, les dispensaires et les systèmes d’adduction d’eau potable au bénéfice des populations voisines de leurs installations.
Crédit photo : Khelly Manou de Mahoungou / Collectif Elili
Notification : Non